Procès Dutroux: témoignage de la deuxième survivante
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
À la Cour d'assises d'Arlon, en Belgique, Laetitia Delhez, une deuxième victime du pédophile présumé Marc Dutroux, raconte l'horreur de sa séquestration de six jours.
En Belgique, au procès du pédophile présumé Marc Dutroux qui se tient devant la Cour d'assises d'Arlon, une deuxième victime est venue raconter, mardi, son calvaire. Laetitia Delhez a passé six jours à la maison de Marcinelle, dont trois avec Sabine Dardenne, l'autre surivivante, dans la cache aménagée dans la cave.
La jeune femme a refusé de prêter le serment habituel des témoins. « Je jure de dire toute la vérité, mais je ne me sens pas capable de parler sans haine et sans crainte », a-t-elle déclaré.
Lors de son audition d'à peine une heure, Laetitia Delhez s'est dite à plusieurs reprises incapable de se souvenir de certains faits. Elle a détaillé son enlèvement, les viols et les privations, ainsi que la peur qu'elle a constamment ressentie. La jeune femme, alors âgée de 14 ans, avait été droguée et menottée par Dutroux, à l'étage de la maison de Marcinelle dans un premier temps.
Laetitia Delhez a évoqué l'horreur de sa séquestration, notamment les moqueries de Dutroux lorsqu'il la violait et lui demandait si elle souffrait. « Il demandait ça en souriant comme si ça le faisait rire qu'on ait mal comme ça », a-t-elle expliqué.
Par ailleurs, Marc Dutroux a exprimé ses regrets, provoquant la colère de Sabine Dardenne, qui a lancé: « Il peut crever avec ses excuses».
Affrontement entre Sabine Dardenne et Marc Dutroux
Plus tôt, un vif échange a opposé Marc Dutroux à Sabine Dardenne. La jeune femme a voulu savoir pourquoi Marc Dutroux ne l'avait pas envoyée dans le réseau de pédophilie auquel, selon lui, elle était destinée.
Marc Dutroux a affirmé qu'il ne l'avait pas donnée au réseau parce qu'il savait qu'elle allait être tuée et qu'il s'était attaché à elle.
Sabine Dardenne et Laetitia Delhez, enlevées respectivement le 28 mai et le 9 août 1996, ont été libérées de la cache de Marcinelle le 15 août 1996, soit trois jours après l'arrestation de Dutroux.