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Woodkid, le son et l'image

Par S. D.

Publié le 22 septembre 2012 à 00h00, modifié le 22 septembre 2012 à 00h00

Temps de Lecture 1 min.

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Les deux clés tatouées sur ses avant-bras ouvriront-elles bientôt les portes de l'univers de Yoann Lemoine ? A une époque - celle des réseaux sociaux - où les musiciens se doivent d'associer leurs mélodies à toujours plus d'images, ce photographe, vidéaste et graphiste de 29 ans façonne, sous le nom de Woodkid, une carrière musicale parallèle dont les fascinants premiers pas mêlent inextricablement sons et visuels.

As du clip révélé par les vidéos de Yelle, devenu aujourd'hui le réalisateur français le plus demandé dans le monde (Katy Perry, Moby, Lana Del Rey...), ce barbu d'origine lyonnaise a secoué la chambre d'écho d'Internet dès son coup d'essai. Premier single, publié en mars 2011 par le label indépendant Green United Music, Iron s'accompagnait ainsi d'un film (plus de 15 millions de consultations sur YouTube) dont les cavalcades métallisées transcendaient les orchestrations épiques de ce folk tribal.

Depuis, la rumeur Woodkid n'a cessé d'enfler bien au-delà de nos frontières, entretenue par des premiers concerts et un nouveau titre-clip, Run Boy Run, dont les liens narratifs et esthétiques avec Iron confirmaient les ambitions conceptuelles de Yoann Lemoine.

Enfant de la génération post-CD, ce vidéaste et pianiste, ancien élève du conservatoire, a terminé son premier album, The Golden Age, dont la sortie mondiale est prévue début 2013. Si les contraintes budgétaires ne lui permettent pas d'associer un film à chaque morceau, le réalisateur-chanteur aux aigus fragiles n'en a pas moins continué d'élaborer une trame visuelle, croisant de manière spectaculaire univers enfantin, mythologique et urbain. Un livre accompagnera ces créations musicales et cinématographiques.

D'ici là, une tournée, passant notamment par Berlin, New York, San Francisco, Barcelone, Moscou, Londres et Paris, avec un concert au Grand Rex, permettra de découvrir en avant-première l'intégrale des morceaux de The Golden Age, interprétés par une trentaine de musiciens, dont un orchestre à cordes. De nouvelles projections devant aussi constituer, bien sûr, le coeur du spectacle.

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