Chapitre 9
Les commissionnaires bordelais et la réception des navires américains
Pages 343 à 385
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- MARZAGALLI, Silvia,
- Marzagalli, Silvia.
- Marzagalli, S.
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Notes
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[1]
ADG, 3E 35932, contrat d'obligation à la grosse, 24 brumaire an XI (15.11.1802).
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[2]
ADG, 3E 35937, obligation à la grosse, 17 thermidor an XIII (5.8.1805).
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[3]
ADG, 3E, notaire Romegous, fonds non coté, 1 thermidor an XIII (20.7.1805) et 18 brumaire an XIV (9.11.1805).
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[4]
ADG, 3E 26649, obligation à la grosse aventure, 28 floréal an XIII (8.5.1805).
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[5]
ADG, 3E 31401, dénonciation, 16 fructidor an XIII (3.9.1805).
-
[6]
Elle associait Valentin et Patrice French à Antoine Lynch : ADG, 3E, notaire Romegous, fonds non coté, protestation, 6 floréal an X (26.2.1802).
-
[7]
Jacob Myron Price, France and the Chesapeake. History of the French Tobacco Monopoly 1674-1791 and of its Relationship to the British and American Tobacco Trades, Ann Arbor (Mich.), University of Michigan Press, 1973, p. 201.
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[8]
Nous avons exclu de l'analyse les navires arrivés dans la période entre décembre 1804 et novembre 1806 même lorsque d'autres sources nous ont permis d'identifier le consignataire, afin de disposer d'un corpus plus homogène.
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[9]
doute sous-estimé en raison de l’impossibilité d’identifier tous les subrécargues. De rares navires ont deux consignataires, par exemple : « Jean Hourquebie, Richard Fretcher supercargo », ou « J.L.Brown & J. Jones », ce qui explique que l’addition des navires consignés à des personnes voyageant à bord et à des personnes résidant à Bordeaux dépasse le total des navires arrivés.
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[10]
Pourcentage calculé sur le total de navires arrivés dont le consignataire est connu, après avoir déduit ceux consignés à des personnes voyageant à bord.
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[11]
Sans doute presque le double, en considération de la lacune dans nos données pour 1805 et 1806. Sur Jumel, voir infra, p. 413-418.
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[12]
Dans deux cas, les associés ont créé chacun sa maison de commerce après s'être séparés. Nous les avons groupés tout de même, en considérant que chacun des anciens associés bénéficie du capital relationnel de la firme dissoute.
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[13]
ADG, 3E 13085, accord et quittance du 14 prairial an II (2.6.1794).
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[14]
Voir la lettre adressée par le comte de Gorsdorff (sic), ministre de Saxe en Espagne, à William Carmichael, chargé d'affaires américain en Espagne, datée Madrid, le 28.7.1783, lui demandant des lettres de recommandation pour le Congrès américain pour Philippe Thieriot, publiée en traduction anglaise dans Revolutionary Diplomatic Correspondence of the United States, Washington, Government Printing Office, 1889, vol. 6 (accessible en ligne sur le site de la Library of Congress : http://memory.loc.gov/ammem/amlaw/lwdc.html) : « The trading interest of Saxony has seized with avidity the overtures and details which after our interviews I placed under the eyes of the ministry. Persuaded that the goodness and cheapness of our commodities will give them an advantage in such an enterprise, they have adopted the plan which you have indicated, of sending to Amer-ica a person who shall look after their interests, and obtain the knowledge indispens-able for their direction. Their choice has fallen upon a merchant of Bordeaux, a native of Leipzic, whose name is Philip Thieriot, known as a man of probity, intelligence, and good conduct, who is now in Saxony, but will soon establish himself in Philadelphia, to transact business in the character of a merchant, both on his own account and that of others. The elector has assented to this choice, and permits that for the present M. Thieriot shall hold in America the functions of commissary-general of the commerce of Saxony, with the view of founding mercantile relations between the two countries, and that he may receive the commissions of Saxon merchants, direct their enterprises, and guard and support their interests, both in relation to Congress and other respects, till circumstances shall make it proper for him to be supplied with more particular directions. For this purpose the oath has been administered to him, and he has been furnished with suitable instructions, and the power of making appointments. He sets off immediately for France, where he has certain affairs to arrange, and he will then be ready to embark from Bordeaux in the month of August ». Sur le voyage de Thieriot et sa mission, qui se termine en janvier 1785, voir William E. Lingelbach, « Saxon-American Relations, 1778-1828 », The American Historical Review 17 (April 1912), p. 517-539.
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[15]
LC, Dutilh & Wachsmuth records, MMC-2976, Letterbook, 30 septembre 1788-31 juillet 1789.
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[16]
Robert Fenwick, protestant, qui épouse à Bordeaux en 1762 Marie Duret, et dont la sœur Anne est la mère de John Lewis Brown, n'est pas lié à Joseph Fenwick, consul américain à Bordeaux, issu d'une famille catholique du Maryland, contrairement à ce qui a été souvent affirmé, notamment par Jean Cavignac, Les vingt-cinq familles. Les négociants bordelais sous Louis-Philippe, Bordeaux, Cahiers de l'I.A.E.S. n° 6, 1985 ; Le port des Lumières. La peinture à Bordeaux 1750-1800, Bordeaux, Musée des Beaux-Arts et W. Blake, 1989. Cette branche de la famille Fenwick, d'origine danoise et suédoise, a des liaisons avec les Etats-Unis de longue date : un certain N. Fenwick de Elsinore est par ailleurs en relation d'affaires avec E. H. Derby en 1784 : Alfred W. Crosby jr., America, Russia, Hemp, and Napoleon. American Trade with Russia and the Baltic, 1783-1812, Columbus, Ohio State University Press, 1965, p. 45.
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[17]
ADG, 3E 21610, contrat de mariage Brown-Skinner, 3.12.1791. Il s'agit d'un mariage protestant : voir Pierre Meller, Etat civil des familles bordelaises avant la Révolution ; mariages, Bordeaux, J. Castanet, 1909.
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[18]
ADG, 3E 35915, acte de société, 3 ventôse an III (21.2.1795).
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[19]
ADG, 3E 35392, liquidation et partage de la succession, 6 fructidor X (23.8.1798) ; ADG, 3E 35929, inventaire après-décès, 4 et 9 pluviôse an IX (24 et 29.1.1800). Deux enfants lui survivent : Elisabeth épouse de J. L. Brown, et Jacques/James.
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[20]
ADG, 3E, notaire Romegous, fonds non coté, procuration d'Olanyer à J. L. Brown, 6.6.1806 ; Ernest H. Schell, « Stephen Dutilh and the Challenge of Neutrality : the French Trade of a Philadelphia Merchant 1793-1807 », papier présenté à la Conference of Franco-American relations 1765-1815, Eleutherian Mills Historical Library, texte dactylographié, 1977, mentionne (p. 12) la circulaire du 14.10.1803 par laquelle J. L. Brown annonçait le changement de raison sociale.
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[21]
ADG, 4M 689, passeports n° 88 et 89, 15.6.1811.
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[22]
Cavignac, Les vingt-cinq familles, op. cit., p. 107-111.
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[23]
CADN, Baltimore, A19, déclaration de Patrick Gernon du 1 vendémiaire an VII (22.9.1798).
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[24]
Pierre Caron, La Commission des subsistances de l'an II. Procès-verbaux et actes, Paris, Librairie Ernest Leroux, 1924, vol. I, p. 115. Voir supra, p. 149.
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[25]
Sur l'importance des trafics américains à Livourne, Charles A. Keene, « American Shipping and Trade, 1798-1820 : The Evidence from Leghorn », Journal of Economie History 3 (1978), p. 681-700 et Silvia Marzagalli, « Les Etats-Unis en Méditerranée. Modalités et enjeux d'une nouvelle présence atlantique dans la mer Intérieure », Revue d'histoire maritime 13 (2011), p. 71-100 ; Id., « Navires américains dans les routes tyrrhéniennes entre XVIIIe et XIXe siècle », dans Lo spazio tirrenico nella "Grande Trasformazione". Merci, uomini e istituzioni nel Settecento e nel primo Ottocento, éd. Biagio Salvemini, Bari, Edi- puglia, 2009, p. 185-195.
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[26]
Robert G. Albion, The Rise of the Port of New York, 1815-1860, Newton Abbot, David & Charles, 1939 [19702], p. 239.
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[27]
Le John & Francis entre 16 fois au total à Bordeaux, et Gernon a sans doute été le consignataire aussi en 1805-1806, années pour lesquelles nous ne disposons pas de cette indication. A l'occasion des deux derniers voyages de ce navire à Bordeaux, en 1811 et 1812, celui-ci est en revanche adressé à la maison Albrecht & Delbruck.
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[28]
ADG, 4M 689, n° 70, passeport du 15 mai 1811.
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[29]
Nous ne prêtons pas crédit à la qualification de Foussat comme « originaire d'Angleterre » contenue dans une enquête policière de 1805 : AN, F7 8445, lettre du commissaire P. Pierre du 29 brumaire XIV (20.11.1805). Jean Foussat, père de Justin et de Jean-Jérôme (John William), était négociant à Bordeaux et marié à une Française ; Jean-Jérôme et trois de ses sœurs étaient nés à Bordeaux. Par ailleurs, John F. Bosher, The Canada Merchants, 1713-1763, Oxford, Clarendon Press, 1987, p. 38 indique que le négociant bordelais Foussat actif dans les trafics avec le canada est originaire des environs de Moissac.
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[30]
NYPL, Prize Court of Admiralty. Philadelphia, vol. 2, ship Zulema ; ADG, 3E 24914, cession de l'épouse divorcée de J. W. Foussat, 17 fructidor an XIII (4.9.1805). Paul Butel, « Guerre et commerce sous la Révolution et l'Empire. Les négociants français et le ‘refuge' américain », Revue d'histoire économique et sociale 55 (1977), p. 438 ; Philadelphia Naturalization Records. An index of records of Aliens' declarations of Intention and/or oaths of allegiances, 1789-1880, éd. P. William Filby, Detroit, Gale Publishing Co., 1982.
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[31]
HSP, Jones & Clarke, Box : « Correspondence », folder « M », lettre de Mason & Fenwick, Georgetown, 20.11.1794, à Jones & Clarke, Charleston.
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[32]
ADG, 3E 13083, procuration de Jean-Augustin et Jean-Toussaint Bousquet frères, « étant à la veille d'aller en Amérique », 29.6.1793 ; Philadelphia Naturalisation, op. cit. ; NYPL, Prize Court of Admiralty. Philadelphia, vol. 2, ship Zulema.
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[33]
ADG, 3E, notaire Romegous, fonds non coté, procuration du 12 fructidor an IX (30.8.1801) de Bousquet à Anthoine. La veille, John Bousquet avait obtenu un passeport américain pour se rendre à Londres : NA, RG 84, Bordeaux consulate, 185 (ancienne cote : C18, 210), passeports. Il avait alors 35 ans. Un dénommé Joseph Anthoine est par ailleurs négociant à Philadelphie en 1801-1802 : NA, RG 84, Bordeaux consulate, 200 (ancienne cote : C 22, 235), Marine Notes of Protest, p. 164, documents divers.
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[34]
Victor Marie du Pont de Nemours, Journey to France and Spain 1801, Ithaca, N.Y., Cornell Univ. Press, 1961, p. 94 ; ADG, 3E 13091, 4 floréal an VI (23.4.1798), évoquant une procuration de Gros Davilliers & Cie de Bordeaux à Anthoine aîné et jeune du 2 germinal an V (22.3.1797).
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[35]
CADN, Etat civil de Philadelphie, acte de mariage du 21 brumaire an XIV (12.11.1805).
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[36]
Sur Etienne Dutilh, voir Schell, « Stephen Dutilh », op. cit.
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[37]
Anthony Molho et Diogo Ramada Curto, « Les réseaux marchands à l'époque moderne », Annales : Histoire, Sciences Sociales 58-3 (2003), p. 569-672 ; Francesca Trivellato, The Familiarity of Strangers : The Sephardic Diaspora, Livorno, and Cross-Cultural Trade in the Early Modern Period, New Haven, Yale University Press, 2009 ; Religion and Trade : Cross- Cultural Exchanges in World History, 1000-1900, éd. Francesca Trivellato, Cátia Antunes and Leor Halevi, Oxford, Oxford University Press, 2014.
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[38]
Voir par ex. ADG, 3E 13086, 6 floréal an III (25.4.1795), procuration de Thomas Wilks, capitaine du Rising Sun de Charleston.
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[39]
D'après le récit du consul William Lee : Mary Lee Mann, A Yankee Jeffersonian : Selections from the Diary and Letters of William Lee of Massachusetts, Written from 1796 to 1840, Cambridge (Mass.), Belknap Press of Harvard University Press, 1959, p. 15-16 : « He was obliged to leave Holland, his native country, on account of his political principles ». Voir ADG, 3E 39335, procuration de Théodore Peters à son frère Tennis Peters à Amsterdam, 20 germinal an XII (10.4.1804), évoquant leur feue mère M. E. Bermas veuve de Dirk Peters.
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[40]
ADG, 3L 179, 14.6.1793 ; ADG, 3E 35919, acte de notoriété de Godhard [alias Gotthard] Cazimir Martini du 16.6.1796, d'où il résulte qu'il est né à Mittau, en Courlande, et qu'il est âgé de 28 ans. NA, RG 76, 144, Consular registers for protests, Bordeaux, vol. I, p. 30, protêt du 9.4.1795 de Godhard Martini, par lequel résulte qu'il est associé dans la Peter Strobel & Co. ; Martini avait demandé en 1793 un passeport pour St. Thomas (colonie danoise) : ADG, 3L 179, 7.7.1793.
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[41]
Sur le commerce des eaux-de-vie et les maisons charentaises, Louis M. Cullen, The Brandy Trade under the Ancien Régime. Regional Specialisation in the Charente, Cambridge, Cambridge University Press, 1998 et Id., The Irish Brandy Houses of Eighteenth Century France, Dublin, The Lilliput Press, 2000 ; Paul Butel et Alain Huetz de Lemps, Hennessy. Histoire de la Société et de la Famille, 1765-1990, Cognac, impression privée de la maison Hennessy, 1999.
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[42]
Date estimée à partir de l'âge indiqué dans son passeport pour Hambourg délivré par le consulat américain de Bordeaux le 9.1.1801 (32 ans) : NA, RG84, Bordeaux consulate, 186, passeports.
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[43]
ADG, 3E 35917, 12 fructidor an III (29.8.1795).
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[44]
Ces consignations sont indiquées dans les registres des navires américains du consulat américain de Bordeaux, dont le contenu est accessible en ligne (http://navigocorpus.org), mais apparaissent aussi, en cas de problème, dans les minutes notariales : ADG, 3E 13091, procuration du 28 nivôse an VI (17.1.1798).
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[45]
Lee Mann, A Yankee Jeffersonian, op. cit., p. 11.
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[46]
Lee Mann, A Yankee Jeffersonian, op. cit., p. 16. C'est sans aucun doute une exagération visant à souligner la réussite de cet homme, présenté comme un self-made man industrieux.
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[47]
Yvon Bizardel, Des Américains chez les Charentais en 1796 : John Trumbull, Joshua Barney et Nathaniel Sargent, Chatillon-sous-Bagneux, Impr. SEG, 1976.
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[48]
ADG, 3E 35924, procuration, 15 brumaire an VII (5.11.1798).
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[49]
ADG, 3E 35925, procuration, 5 floréal an VII (24.4.1799).
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[50]
LC, Sylvanus Bourne Papers, vol. 10. Je tiens à remercier Daniel A. Rabuzzi pour cette information.
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[51]
ADG, 3E 13092, procurations du 9 et 17 brumaire an VII (30.10 et 7.11.1798).
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[52]
Il s'agit vraisemblablement du jeune homme qui était rentré dix ans auparavant, via les Etats-Unis, sur le navire transportant William Lee. ADG, 3E 35392, 23 fructidor an X (10.9.1802) : procuration de Théodore Peters comme père et comme administrateur de ses enfants à Pierre Toutain, négociant à Port Républicain, pour recouvrer les biens appar-tenant à son fils Pierre Peters.
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[53]
BMBx, J 440/4, #9 Mémoire pour les administrateurs généraux des douanes contre le sieur Kunkel et Cie.
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[54]
Timothy Pitkin, A Statistical View of the Commerce of the United States, Hartfort, Charles Hosmer Publication, 1816, p. 130. Les sources du consul américain à Bordeaux ne pré-cisent pas, pour ces années, les quantités de tabac importées par Strobel & Martini.
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[55]
PEM, Crowninshield papers, MSS # MH-15, Box 4.
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[56]
ADG, 3E 27125, 6 thermidor an XIII (25.7.1805) : traité entre Godhard Martini, négo-ciant, cours du Manège 126 et Hilaire Casenave, homme de loi, agissant comme procu-reur constitué de Daniel Strobel, négociant, se trouvant à Londres (procuration passée à Londres, le 19.4.1805), « lesquels ont dit que les sieurs Strobel & Martini ayant éprouvé les plus grands revers dans la société de commerce qui a été établie entr'eux sous la raison Strobel & Martini, ils ont été forcés d'avoir recours à la clémence de leurs créanciers, avec lesquels ils ont passé un traité le 19 prairial dernier [8.6.1805], homologué par jugement du Tribunal de commerce de Bordeaux en date du 9 messidor suivant [28.6.1805] » qui prévoit une remise de 95% sur le capital de leurs créances. Strobel étant obligé de se fixer en Angleterre pour ses affaires, Martini était chargé de la liquidation. Sur les conséquences de la faillite de Strobel & Martini sur la place parisienne, voir Louis Bergeron, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire, Paris, EHESS/Mouton, 1978, p. 289.
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[57]
PEM, Crowninshield papers, MSS # 4, Box 5, lettre de Léon Cohen, datée Bordeaux 2.12.1805, à J. Crowninshield à Salem.
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[58]
PEM, Crowninshield papers, MSS # MH-15, Box 5, folder 1, 20.6.1809.
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[59]
ADG, 3E 20603, contrat de mariage Jones-Texier, 21.1.1785.
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[60]
ADG, 3E 31354, procuration, 12.2.1793.
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[61]
ADG, 3E 31361, 12 thermidor II (30.7.1794), procuration de Jona Jones, « lequel attendu ses occupations multipliées à l'agence commerciale » constitue comme procureur général J. M. Faure, négociant à Bordeaux, pour régler les comptes avec Lagarde, capitaine de son navire La Jenny ; 3E 31377, 24 ventôse an VII (14.3.1799), procuration de Jona Jones à une maison aux Cayes St Louis, à Saint-Domingue, pour recouvrer les sommes qui peuvent lui être dues pour compte de qui que ce soit, notamment pour la vente de la cargaison de son navire La Jenny, capitaine Lagarde, et ensuite capitaine Durachou.
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[62]
ADG, 5L 205, registre de délibération de l'Agence commerciale.
-
[63]
BMBx, D 71215.
-
[64]
Ce procès donna lieu à plus de mille pages de mémoires, dont plusieurs sont conservés à la BMBx, collection de factums, notamment : D 71214, D 71215, D71218, D71219, D71220, D71221 ; J 440/4 n°10.
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[65]
NYHS, BV Gouverneur & Kemble, letterbook 1794-96, p. 272, instructions au capitaine Nicholas G. Rutgers, 29.5.1795.
-
[66]
PEM, MSS # 4 ; Box 4, folder 3, Richard à John Crowninshield, lettre datée New York, 25.3.1804.
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[67]
BMB x, Ms 1041, copie de lettres de H. Lainé, lettres à Peter Baudhuy à Wilmington, p. 118v., 12.7.1804 et p. 122, 19.7.1804, par lesquelles Lainé annonce s'être procuré auprès de Jones deux lettres de change de 2 000 $ et de 1 600 $ respectivement.
-
[68]
ADG, 3E 50016, traité entre trois propriétaires sur les droits de passage, 4.8.1805. Il s'agit vraisemblablement du bien que Jones avait acquis en l'an III de la veuve Judei ADG, 3E 31363, vente, 27 pluviôse an III (15.2.1795).
-
[69]
ADG, 3E 31365, sommation à l'expiration du bail de ses locataires, 1 prairial an III (20.5.1795).
-
[70]
ADG, 3E 31366, contrat d'achat, 10 fructidor an III (27.8.1795), la moitié de la somme étant à payer deux mois et demi plus tard.
-
[71]
ADG, 3E 31402, vente, 22 brumaire an XIV (13.11.1805).
-
[72]
Stephanie Whitlock, « La culture du commerce : la promenade et le jardin royal de Bordeaux au XVIIIe siècle », Annales du Midi 118 (avril-juin 2006), p. 203-232.
-
[73]
Richard C. MacMaster, « The Tobacco Trade with France. Letters from Joseph Fenwick, Consul at Bordeaux, 1787-1795 », Maryland Historical Magazine 60 (1965), p. 26-55.
-
[74]
Mason était parti des Etats-Unis le 22 juin 1788. Juste avant de s'embarquer, il avait rendu visite à George Washington : The Diaries of George Washington, éd. Donald Jack-son et Dorothy Twohig, Charlottesville, University Press of Virginia, 1976-1979, vol. 5, 20 juin 1788.
-
[75]
Navire arrivé à bon port. BMBx, Mss 1570, Registre d'assurance, 1791-1793, n° 941.
-
[76]
MacMaster, « The Tobacco », op. cit., p. 40, lettre datée 11 octobre 1788.
-
[77]
Sur la nomination et les activités de Fenwick en tant que consul, Silvia Marzagalli, « Un Américain à Bordeaux : Joseph Fenwick, premier consul des Etats-Unis », Revue historique de Bordeaux et de la Gironde 3e série, 1 (2002), p. 73-90. Voir aussi Helen Hill, George Mason, constitutionalist, Cambridge, Harvard University Press, 1938, p. 245-252.
-
[78]
Silvia Marzagalli, « Les débuts des services consulaires des Etats-Unis. L'exemple de Bor-deaux de la Guerre d'indépendance américaine à la fin du Premier Empire», dans La fonction consulaire à l'époque moderne. L'affirmation d'une institution économique et politique, éd. Jörg Ulbert et Gérard Le Bouëdec, Rennes, PUR, 2006, p. 279-296 ; Claude Fohlen, « The Commercial Failure of France in America », dans Two Hundred Years of Franco-American Relations, éd. Nancy L. Roelker et Charles K. Warner, Newport, R.I., Society for French Historical Studies, 1978, p. 103-104.
-
[79]
La première lettre de Fenwick à Jefferson, en sa qualité de consul, date du 4 novembre 1790. Dans une lettre du 6 novembre, il dit être arrivé à Bordeaux trois ou quatre semaines auparavant. NA, T 164.
-
[80]
MacMaster, « The Tobacco », op. cit., p. 44, 8 décembre 1790, au cousin Ignatius Fenwick.
-
[81]
MacMaster, « The Tobacco », op. cit., p. 49.
-
[82]
JCBL, Brown family papers. Information tirée de l'inventaire du fonds.
-
[83]
MacMaster, « The Tobacco », op. cit., p. 49.
-
[84]
Un navire arrivé en juillet 1795 a été armé par M. Barlow d'Altona.
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[85]
Pour plus de détails sur la famille Ménoire, voir Marzagalli, « Un Américain à Bordeaux », op. cit.
-
[86]
ADG, 3E 20619, contrat de mariage, 8.11.1792.
-
[87]
Sur l'historique de ce bien, Marzagalli, « Un Américain à Bordeaux », op. cit.
-
[88]
Christian Taillard, Bordeaux à l'âge classique, Bordeaux, Mollat, 1996, p. 231, 244.
-
[89]
Circulaire imprimée, NA, T 164, annexe à la lettre du 7.11.1795.
-
[90]
ADG, 3 L184, 17.8.1796.
-
[91]
ADG, 3E 23459, procuration de Fenwick Mason et Cie en faveur de ses commis, 1.8.1793.
-
[92]
ADG, 3E 20625, 28 messidor an IV (16.6.1796).
-
[93]
Sous les diverses raisons sociales où ils ont œuvré, Davidson et Woods réceptionnent une vingtaine de navires américains, dont trois sur quatre sont armés en Nouvelle-Angleterre et particulièrement à Salem. John Davidson demeure en activité au moins jusqu'en 1806. Sa maison de commerce est établie sur la façade des Chartrons 114, puis 110. Il est marié à une Américaine, Martha Bowie, dont le frère est commis négociant à Bordeaux et dont la sœur épouse en 1805, à Bordeaux, l'armateur Joseph Wanton Clark, natif du Rhode Island mais résidant ordinairement à Charleston. ADG, 3E, notaire Romegous, fonds non coté, contrat de mariage, 26 vendémiaire an XIV (12.10.1805).
-
[94]
ADG, 3E 20625, 30 thermidor an IV (17.8.1796).
-
[95]
BMBx, D 71215, « Mémoire en cassation pour MM. Fenwick Mason & Comp. contre M. Jonathan Jones ; suivi d'une consultation », Paris, 1807.
-
[96]
Sur les circonstances opaques du rappel de Fenwick, voir Marzagalli, « Les débuts des ser-vices consulaires », op. cit.
-
[97]
BMBx, Factum D71219, « Deux mots pour les sieurs Fenwick Mason & Cie contre le sieur Jona Jones et en présence des sieurs Meyer et Loriagues » (sic).
-
[98]
ADG 4 E 1209, cité dans Bordeaux, la Guyenne et les Etats-Unis (1750-1820). Exposi-tion organisée aux Archives départementales de la Gironde, 26 octobre-19 décembre 1987, Bordeaux, Archives départementales de la Gironde, 1987, p. 43.
-
[99]
Date de naissance calculée à partir des passeports délivrés par le consulat américain de Bordeaux à John Gray, négociant natif de Boston, le 11.8.1800 (32 ans), 21.3.1801 et 23.5.1801 (33 ans). NA, RG 84, Bordeaux, Consulate, 186 (ancienne cote : C18, 209), passeports.
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[100]
ADG, 3E 35913, procurations de John Gray junior, « sur le point de partir pour son pays natal », du 24 et 25 février 1794 à Robert [mais : Ralph] Bennet Forbes, dont la première pour charger le navire la Caroline de Charleston, capitaine Wilder, en conformité avec la permission que Gray a obtenue des représentants du peuple en séance à Bordeaux, pour expédier le navire, faire signer les connaissements, donner ordres au capitaine dans l'intérêt du constituant. La Caroline avait été frappée d'embargo, et ne repart qu'en avril, mais il est intéressant de souligner que Gray a obtenu l'autorisation au départ avant la levée de l'embargo, survenue fin mars.
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[101]
Dans les années suivantes, la Bee revient encore à Bordeaux, les armateurs mentionnés sont T. Perkins et J. Gray. Le navire leur appartient donc probablement conjointement.
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[102]
En mars 1796, on trouve à Bordeaux un William Gray de Boston, qui achète un navire et le place sous pavillon américain. Nous ignorons s'il s'agit d'un parent de John. NA, RG 76, 144, Consular register-book for protests, Bordeaux, vol. 1, certificat n° 21, 23.3.1796.
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[103]
Edward Gray, William Gray of Salem, Merchant. A Biographical Sketch, Boston & New York, Houghton Mifflin Co., 1914.
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[104]
HSM, Thomas H. Perkins papers, Box 1, folder 4, lettre de J. Gray jun. à Thomas H. Perkins, Bordeaux 19.7.1795, et lettre de Stephen Higginson à T. H. Perkins mentionnant, à propos du retard dans le paiement de la cargaison apportée par la Charlotte : « I do find that any special objection has been made to the fulfilment of the marché ». L'hypothèse de l'existence d'un marché avec la République est confortée par la nature de la cargaison, comportant entre autres 34 476 semelles de cuir. Sur Perkins, Thomas Greaves Cary, Memoir of Thomas Handasyd Perkins, 1764-1854, Boston, Little Brown, 1856 ; Lives of American Merchants, éd. Freeman Hunt, New York, Derby & Jackson, 1856-1858, vol. 2 ; Carol Seaburg et Stanley Paterson, Merchant Prince of Boston : Colonel T. H. Perkins, 1764-1854, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1971.
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[105]
Yvon Bizardel, Des Américains à Paris sous Louis XVI et pendant la Révolution. Notices bio-graphiques, Paris, Librairie historique Clavreuil, 1978. Voir supra, p. 158-159.
-
[106]
HSM, Higginson Family Papers ; ADG, 3E 13084, protestation de Ralph Bennet Forbes agent pour les deux maisons de commerce établies à Boston, James & Thomas H. Perkins, et Stephen Higginson, 14.10.1793 ; 3E 13085, 13 germinal an II (2.4.1794), procuration de Ralph Bennet Forbes, en sa qualité d'agent de J. et Th.s H. Perkins et de Stephen Higginson de Boston, à Fenwick Mason & Cie, pour gérer toutes affaires de commerce de Perkins et Higginson à Bordeaux.
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[107]
ADG, 3E 35913, procuration de Ralph Bennet Forbes à Théodore Peters, 1.4.1794.
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[108]
Howard C. Rice, « James Swan : Agent of the French Republic, 1794-1796 », The New England Quarterly 10 (1937), p. 464-486 ; Bizardel, Des Américains à Paris, op. cit.
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[109]
Robert Bennet Forbes, Personal reminiscences, Boston, Little Brown & Co., 1878 ; ADG, 3E 31367, vente, 2 frimaire an IV (23.11.1795).
-
[110]
Silvia Marzagalli, « Les débuts des services consulaires des Etats-Unis », op. cit. ; Claude Fohlen, « The Commercial Failure of France in America », dans Two Hundred Years of Franco-American Relations, éd. Nancy L. Roelker et Charles K. Warner, Newport, R.I., Society for French Historical Studies, 1978, p. 103-104.
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[111]
Ce navire, L'Adélaïde, fut toutefois envoyé à la Martinique, par décision du préfet mari-time de Rochefort : pris par les Anglais, il fut conduit à la Barbade et condamné. Gray & Hoskins réclame alors du gouvernement 88 273 F, prix estimation faite du navire ainsi que le fret de 16 086 F. ADG, 3E 35935, procuration, 25 prairial an XII (14.6.1804).
-
[112]
Silvia Marzagalli, « Limites et opportunités dans l'Atlantique français au XVIIIe siècle. Le cas de la maison Gradis de Bordeaux », Outre-Mers 362-363 (2009-1), p. 87-110.
-
[113]
Les relations entre Bordeaux et les Etats-Unis de la Guerre de Sept Ans à la fin de l'Empire, éd. Jean Cavignac, Bordeaux, Archives départementales de la Gironde, 1988, p. 63-68.
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[114]
Un acte notarié de novembre 1811 affirme qu'il y réside depuis 15 ans : ADG, 3E 35945, 4.11.1811.
-
[115]
NA, RG 84, Bordeaux consulate, 185 et 186 (ancienne cote : C18, 210 et 209), passeports.
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[116]
Lee était né en Nouvelle-Ecosse en 1772 d'une famille loyaliste originaire du Massachu-setts. Aidé, comme Fenwick, par un oncle, il s'établit en 1790 à Boston, où il épouse quatre ans plus tard la fille du colonel Palfrey, un aide-de-camp de Washington décédé en 1780 : Lee Mann, A Yankee Jeffersonian, op. cit.
-
[117]
NA, T 164/1, Lee au secrétaire d'Etat américain, 22.7.1802.
-
[118]
Les relations entre Bordeaux et les Etats-Unis, op. cit., p. 70.
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[119]
Lee prend alors part au projet dans lequel sont impliqués plusieurs bonapartistes bordelais de créer une colonie de plantation dans le sud des Etats-Unis et il devient vice-président de l'association fondée à Philadelphie à l'automne 1816, la Colonial Society of French Emigrants : Eric Saugera, « D'un Sud à l'autre : exilés, engagés et esclaves en Alabama au début du XIXe siècle », Bulletin de l'institut aquitain d'études sociales 76 (2001), p. 123-151.
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[120]
Voir son témoignage publié par Jane Campbell, « San Domingo Refugees in Philadelphia », Records of the American Catholic Historical Society 28 (1917), p. 97-125 ; 213-243. Ce témoignage est corroboré par plusieurs autres actes. Le 30 septembre 1801, il obtenait un passeport pour Philadelphie au consulat américain à Bordeaux ; il avait alors 28 ans : NA, RG 84, Bordeaux consulate, 186 (ancienne cote : C18, 209), passeports ; Andrews embarque sur le William Forrest. A cette date il est assez connu par d'autres Américains : arrivé à Bordeaux, Matt. Randall écrit à la maison Jones & Clarke de Philadelphie : « On my arrival yesterday I found Lynch had sailed for America some time since. Andrews accompanied him » (HSP, Jones & Clarke, folder R, lettre datée Bordeaux 3.11.1801). un rapport de police de février 1810 indique qu'Andrews réside à Bordeaux depuis plus de dix ans, et qu'il a 36 ans : AN, F7 8555, doss. 11670 P2.
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[121]
ADG, 3E 35933, 1 nivôse an XI (22.12.1802), procuration de Robert Andrews, agissant comme liquidataire de son ancienne société.
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[122]
ADG, 3E 46643, contrat de mariage, 26 frimaire an XIII (17.12.1804). Dans plusieurs actes, le nom de Mason est également écrit « Masson ». J'ai uniformisé avec la graphie anglophone originaire.
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[123]
Il s'agit d'une simple homonymie avec l'ancien associé de Fenwick, qui était né en 1766 et s'était marié en 1796 avec Anna Maria Murray.
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[124]
Campbell, « San Domingo Refugees », op. cit., p. 225.
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[125]
ADG, 3E 45645, 24 prairial an XIII (13.6.1805), dépôt d'une procuration en leur faveur du 5.10.1803.
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[126]
Détail tiré du procès à l'occasion de la capture du Titus, capitaine Cushing, par les Britanniques : NYPL, Prize Court of Admiralty, Philadelphia, vol. 2.
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[127]
ADG, 3E 35937, testament, 10 thermidor an XIII (29.7.1805).
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[128]
Rappelons que le nom des consignataires des navires américains arrivés entre décembre 1804 et novembre 1806 nous est inconnu dans plus de neuf cas sur dix.
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[129]
Nous avons quelque temps hésité quant à l'identité de John Bernard en raison de l'homonymie avec Jean Bernard, bourgeois de Bordeaux et négociant demeurant rue de la Rousselle, fils de Guillaume Bernard, bourgeois et négociant, qui se marie en 1787 à Bordeaux : ADG, 3E 17871, contrat de mariage 16.5.1787. Nous avons finalement tranché pour l 'hypothèse qu'il s 'agit de deux personnes distinctes, à partir de l 'analyse de leurs signatures, fort dissemblables. John Bernard est défini dans les actes du consulat comme « négociant de Philadelphie ». NA, RG 76, 144, Consular register-book for protests, vol. 1, p. 101, nomination d'experts américains résidant à Bordeaux pour évaluer les avaries du Franklin, 25.10.1795. Voir aussi RG 84, Bordeaux consulate, C3, 36 (cote ancienne), Consular register 1799-1801, vente du navire Kitty, prise anglaise, par John Bernard de Philadelphie.
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[130]
ADG, 3E 35028, procuration, 22 vendémiaire an IX (14.10.1800).
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[131]
HSP, Jones & Clarke, Box : « Correspondence », folder « R », Lettre de Matt. Randall, datée Bordeaux 3.11.1801, à Jones & Clarke, Philadelphie.
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[132]
ADG, 3E 35392, actes du 2, 17 et 18 frimaire an XI (23.11, 8.12 et 9.12.1802) relatifs aux 80 Noirs chargés sur Le Little John, un navire de 40 tons qui s'était rendu à quatre reprises à Bordeaux entre 1796 et 1799 et dont l'armateur, Henri Davis, réside à Bordeaux sous le Consulat. Le navire parti de Gambie le 1er frimaire an X (22.11.1801) est présumé avoir péri corps et bien. Les données relatives à ce navire trouvées dans les registres consulaires américains de Bordeaux sont incompatibles avec l'indication selon laquelle ce navire a été construit en 1800 : http://slavevoyages.org [consulté le 7 août 2013].
-
[133]
ADG, 3E 50016, vente aux enchères de la tannerie, 20 messidor an XIII (9.7.1805).
-
[134]
ADG, 3E 31402, 2 frimaire an XIV (23.11.1805) : vente pour 102 000 F par John Diamond, négociant, demeurant sur la façade des Chartrons n°145, agissant au nom de John Bernard, ci-devant négociant à Bordeaux et maintenant à Philadelphie au sieur Wustenberg, négociant et consul de Prusse à Bordeaux, de la maison sur la façade n° 145 que John Bernard avait achetée le 1er jour complémentaire de l'an VI (17.9.1798).
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[135]
Morton est âgé de 27 ans lorsqu'il demande un passeport au consulat américain de Bordeaux en 1800 pour se rendre en Espagne et à Paris. Il est à nouveau à Bordeaux pendant l'été 1801 lorsqu'il signe une pétition en faveur d'Isaac Cox Barnet. NA, RG 84, Bordeaux consulate, 186 (ancienne cote : C18, 210, 209), passeports ; NA, T164/1. un acte de notoriété du 6.4.1800 atteste qu'il est né en Virginie en 1772 : NA, RG 84, Bordeaux consulate, C3, 36 (cote ancienne), Consular register 1799-1801.
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[136]
Il s'agit de J. L. Brown, d'Andrews & Cook, de J. Jones et de J. A. Morton.
L'arrivée de plusieurs centaines de navires à Bordeaux permet de réaliser des profits substantiels et peu risqués : les besoins des capitaines, le marché des assurances, et surtout les commissions payées par l'expéditeur pour vendre la cargaison et acheter les retours offrent des occasions intéressantes pour les maisons qui savent gagner la confiance des armateurs et négociants américains. Leurs chances de réussite ne sont pas égales, et avec le temps, ce marché rentable semble par ailleurs se resserrer : une poignée de maisons dominent et les nouveaux venus ont des difficultés croissantes à émerger. Outre la réputation et l'ancienneté de la maison, d'autres facteurs jouent sans doute, bien que nous ne puissions pas en mesurer exactement l'importance. Le commissionnaire fournissait souvent des avances sur le produit de la vente des cargaisons importées, permettant ainsi au capitaine de charger le retour sans perdre de temps. Sa solidité financière comme ses relations internationales, garantissant une remise efficace et rapide des fonds une fois la cargaison vendue, devaient être des éléments de poids influençant la préférence donnée par l'expéditeur à une maison de commerce de Bordeaux donnée.
Parmi les firmes les plus actives sur le marché de la consignation, nombreuses sont celles formées par des négociants des Etats-Unis émigrés en France. Le choix des armateurs et négociants américains était donc aussi déterminé par leur connaissance personnelle ou indirecte du commissionnaire en tant que membre recommandé par leur propre réseau, ainsi que par des considérations sur les compétences d'un concitoyen, susceptible de bien choisir, par exemple, la qualité des produits français destinés à une clientèle américaine…
Date de mise en ligne : 30/08/2016
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