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La contrefaçon de prière de consécration épiscopale de Pontificalis Romani du 18 juin 1968

Rore Sanctifica – Tome III - Extraits 1/84

Rore Sanctifica – Tome III :

Les rites orientaux, les documents originaux et officiels, leur histoire, leurs statuts,

leurs enjeux théologiques, leurs usages historiques de la part des anglicans.

(à paraître prochainement)

NOTITIAE

(Memorandum ex ‘Rore’ tomo III)

Le nouveau rite de consécration

des évêques est invalide

intrinsèquement et ne peut être justifié par aucun rite Oriental valide

Mise en cause de Dom Botte – Lécuyer et de l’article

du n°54 du Sel de la terre par les faits suivants :

• Usage de sources « erronées » ou falsifiées

• Tronçonnement inadmissible supprimant l’Esprit-Saint

• Réassemblage fallacieux d’un rite maronite

• Mise en comparaison de bribes de rites non comparables

• Justification des thèses onctionistes hérétiques de l’adversaire

personnel de Mgr Lefebvre (Père Lécuyer)

• Opposition à l’enseignement infaillible de Pie XII sur la validité

d’un rite de consécration épiscopale

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La contrefaçon de prière de consécration épiscopale de Pontificalis Romani en 1968

Rore Sanctifica 7 février 2006 2/84

Ce document complète les tomes I et II de Rore Sanctifica

Il démontre sur la base de faits irréfutables, que le rite de consécration épiscopale introduit par les

réformateurs Paul VI – Bugnini – Lécuyer – Dom Botte, le 18 juin 1968, est invalide.

Les évêques sacrés depuis dans ce nouveau rite, ou sacrés dans l’ancien rite, mais par un consécrateur

ayant lui-même été sacré dans le nouveau rite ne sont donc pas évêques. Pas plus que les évêques

anglicans qui ne sont de fait que de simples laïcs, comme la déclaré infailliblement Léon XIII en 1896.

Le clergé ordonné par cette hiérarchie épiscopale nouvelle et invalide ne possède donc pas le caractère de

l’Ordre. Les sacrements délivrés par ces faux prêtres ne sont donc pas valides. La grâce sacramentelle a

quitté cette fausse hiérarchie sacerdotale.

Par contre les fidèles ont encore l’assurance de recevoir des sacrements valides auprès des prêtres

ordonnés par des évêques sacrés dans l’ancien rite par un consécrateur lui-même sacré dans l’ancien rite,

ce qui est le cas des quatre évêques de la FSSPX sacrés en juin 1988 par Mgr Lefebvre.

Mgr Lefebvre ancien supérieur des Pères du Saint-Esprit a entrepris en 1970 une Œuvre de sauvegarde du

Sacerdoce catholique. Il eût pour adversaire personnel le Père Lécuyer qui pris sa place à la tête des

Spiritains. Ce même Père Lécuyer fut le théologien principal de la suppression de l’ancien rite valide de

consécration épiscopale et de son remplacement par un rite invalide, lui-même artificiellement et

faussement comparé à des rites Orientaux.

La Providence a donc voulu associer dans un combat qui les opposa, au sein de l’Institution des Pères du

Saint-Esprit, d’une part le liquidateur du Sacerdoce catholique, le Père Lécuyer, et d’autre part son

sauveteur, Mgr Lefebvre.

Téléchargeable depuis le site http://www.rore-sanctifica.org

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Rore Sanctifica 7 février 2006 3/84

Quelques faits majeurs et conclusions de ce document

Le présent document démontre l’absence d’analogie entre le nouveau rite et le rite de consécration

patriarcale maronite en établissant de façon incontestable les trois faits suivants, à partir de l’article

intitulé Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ?, paru en automne 2005 dans le n°54

de la revue des Dominicains d’Avrillé sous la signature du Frère Pierre-Marie o.p. :

• L’usage dans l’article du n°54 du Sel de la Terre de sources orientales « erronées » ou

falsifiées.

• Un « réaménagement » arbitraire ad Hoc du rite maronite, en page 102 du n°54 du Sel de la

Terre, pour forcer son « analogie » avec la pseudo forme essentielle conciliaire.

• Une pseudo-démonstration centrée sur le tableau tronqué et réaménagé du rite du patriarche

maronite de la page 102.

Ces trois réaménagements transforment la forme d’un rite maronite qui exprime, comme il se doit,

explicitement la grâce de l’Esprit-Saint en une forme équivoque centrée sur un échange « transitif »

ayant le Spiritus principalis pour objet.

La comparaison du nouveau rite conciliaire avec le rite du patriarche maronite forme le coeur de la

pseudo-démonstration de validité du rite épiscopal conciliaire par analogie avec des rites orientaux

valides de l’article du n°54 du Sel de la terre, alors qu’il apparaît que c’est bien ce rite qui aura été le plus

manipulé dans le comparatif qui en est fait dans cet article avec le nouveau rite conciliaire.

Nous démontrons en outre l’incapacité de ce nouveau rite épiscopal conciliaire à satisfaire aux deux

critères de validité sacramentelle intrinsèque requis pour la forme essentielle de la consécration

sacramentelle des évêques, tels que définis infailliblement dans la Constitution Apostolique Sacramentum

Ordinis par Pie XII le 30 novembre 1947, à savoir l’expression du pouvoir d’Ordre et de la grâce du

Saint-Esprit. Dans ce texte revêtu des notes de l’infaillibilité du Magistère Pontifical, ce Pape proclame

en outre l’exigence de l’univocité de la forme essentielle de la consécration épiscopale requise pour les

paroles exprimant les deux effets sacramentels :

« ...paroles qui signifient d'une façon univoque les effets sacramentels, à savoir le pouvoir d'ordre et la

grâce de l'Esprit-Saint, paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. » Pie XII, Sacramentum

Ordinis, 1947.

Or nous constatons, outre la question de l’expression univoque et explicite du pouvoir d’ordre et de la

grâce de l’Esprit-Saint, que l’interprétation onctioniste du nouveau rite épiscopal conciliaire, exprimée

dans leurs travaux et publications par les réformateurs et par le présentateur officiel de ce nouveau rite

épiscopal, le Père Lécuyer, interdit l’univocité à la forme essentielle de la prière de consécration

épiscopale de ce nouveau rite, univocité sans la quelle il n’y a pas de sacrement..

La forme essentielle du nouveau rite n’exprime ni le pouvoir d’ordre, ni la grâce de l’Esprit-Saint. Or Pie

XII les a désigné infailliblement comme deux conditions pour la validité d’un rite de consécration

épisopale.

En résumé le présent document mets en cause l’article du n°54 par les faits suivants :

• Usage de sources « erronées » ou falsifiées

• Tronçonnement inadmissible supprimant l’Esprit-Saint

• Réassemblage fallacieux d’un rite maronite

• Mise en comparaison de bribes de rites non comparables

• Justification des thèses onctionistes hérétiques de l’adversaire personnel de Mgr

Lefebvre (Père Lécuyer)

• Opposition à l’enseignement infaillible de Pie XII sur la validité d’un rite de

consécration épiscopale

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La contrefaçon de prière de consécration épiscopale de Pontificalis Romani en 1968

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1 Problématique développée par le tome III de Rore Sanctifica ..............................................................6

1.1 Résumé ..........................................................................................................................................6

1.2 Eléments de la démonstration........................................................................................................8

1.2.1 Points préalables ....................................................................................................................8

1.2.2 La réfutation de la première assertion des réformateurs : le recours au texte, « reconstitué »

par Dom Botte lui-même, de la soi-disant prière de consécration épiscopale de la prétendue Tradition

Apostolique attribuée à tort à Hippolyte de Rome ». .............................................................................9

1.2.3 La réfutation de la deuxième assertion des réformateurs : le prétendu « accord foncier »

entre le nouveau rite de consécration épiscopal et les rites orientaux valides.....................................10

1.2.4 La fausseté de la prétention des réformateurs à revenir à un hypothétique rite archaïque de

l’Eglise Universelle, qui aurait été commun à Rome et aux deux patriarcats d’Antioche et

Alexandrie, et qui, selon eux, permettrait de mieux servir le dessein œcuménique de Vatican II......11

1.2.5 La démonstration d’une intention cachée des réformateurs : l’adoption d’un rite onctioniste

hérétique pour consacrer les évêques de l’Eglise catholique...............................................................12

1.2.6 En conclusion.......................................................................................................................12

1.3 La forme du rite de Lécuyer-Paul VI intrinsèquement invalide par opposition aux définitions de

l’Eglise.....................................................................................................................................................13

1.3.1 L’enseignement de l’Eglise au sujet de la consécration épiscopale et des critères de sa

validité 13

1.3.2 Contre Pie XII, la répudiation du rite romain immémorable au profit du rite artificiel, créé

par Dom Botte, Lécuyer, Bugnini et Montini-Paul VI ........................................................................14

1.3.3 Un rite intrinsèquement déficient au regard des critères de Pie XII....................................17

1.4 Les publications du Comité Rore Sanctifica ...............................................................................19

1.5 Les Notitiae extraites du tome III de Rore Sanctifica..................................................................20

2 Les circonstances historiques de l’adoption et de la promulgation du nouveau rite de consécration

épiscopale de Pontificalis Romani, et ses justifications avancées...............................................................21

2.1 A - La revendication du recours à une prétendue Tradition apostolique antique et romaine

attribuée à Hippolyte de Rome, prétendument commune alors à Rome, Antioche et Alexandrie. .........26

2.2 B - La revendication d’un soi-disant « accord foncier » entre la prétendue Tradition apostolique

attribuée à Hippolyte de Rome et les rites orientaux valides...................................................................36

2.3 C - La justification du changement de rite par l’intention œcuménique que manifeste le choix de

la prétendue Tradition apostolique attribuée à Hippolyte de Rome, ), prétendument commune à Rome,

Antioche et Alexandrie au IIIème siècle. ................................................................................................39

3 NOTITIA I - Le « leurre » de la prétendue « Tradition Apostolique attribuée à Hippolyte de Rome »,

et « reconstituée » par Dom Botte lui-même...............................................................................................40

4 NOTITIA II – Réfutation de la pseudo-analogie du nouveau rite avec les rites Orientaux ................41

4.1 Avertissement important..............................................................................................................41

4.1.1 Usage dans l’article du n°54 du Sel de la Terre de sources orientales « erronées » ou

falsifiées :.............................................................................................................................................41

4.1.2 Un réaménagement arbitraire ad Hoc du rite maronite, en page 102 du n°54 du Sel de la

Terre, pour faciliter son analogie avec la forme essentielle conciliaire1

.............................................42

4.1.3 Une pseudo-démonstration centrée sur la page 102 du tableau tronqué et réaménagé du rite

maronite. 45

4.2 Démonstration de l’usage de sources orientales « erronées » ou falsifiées et du réaménagement

ad Hoc 51

4.3 La sacramentalité des prières de consécration épiscopale accompagnées de l’imposition des

mains de l’évêque consécrateur. ..............................................................................................................68

5 NOTITIA III - La sacramentalité des rites orientaux et leurs différences avec les rites latins. ..........71

1) « Deus, qui omnia fecisti potentiam tuam», comme N°1 patriarche maronite, Denz. t.2, page 97,72

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La contrefaçon de prière de consécration épiscopale de Pontificalis Romani en 1968

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6 NOTITIA IV - La « transitivité » et la théologie trinitaire et christologique hétérodoxe, voire

hérétique, qu’elle induit (onctionnisme, adoptionisme). .............................................................................79

6.1 L’exigence d’univocité d’un rite valide est incompatible de l’interprétation de 1953 du Père

Lécuyer ....................................................................................................................................................79

6.2 Les deux niveaux d’intention des réformateurs : l’intention publique et l’intention cachée.......81

6.3 L’hérésie de l’onctioniste accidentel chez le Père Lécuyer, telle qu’il l’exprime lui-même dans

ses écrits antérieurs (articles de 1952 et 1953) ........................................................................................82

7 Conclusion ...........................................................................................................................................83

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La contrefaçon de prière de consécration épiscopale de Pontificalis Romani en 1968

Rore Sanctifica 7 février 2006 6/84

1 Problématique développée par le tome III de Rore Sanctifica

1.1 Résumé

Le 18 juin 1968, le Père Lécuyer présentait en salle de presse du Vatican1

, la Constitution Apostolique

Pontificalis Romani promulguée le même jour par Paul VI. Le nouveau rite de consécration épiscopale de

cette Constitution Apostolique répudiait entièrement le rite romain en usage avéré depuis plus de 1700

ans, et dont la forme essentielle, invariable depuis plus de 17 siècles, venait d’être désignée

infailliblement par le Pape Pie XII le 30 novembre 1947 (Sacramentum Ordinis).

Etudiant les origines et la validité du nouveau rite de consécration épiscopale défini par le texte

Pontificalis Romani, le Comité Rore Sanctifica a voulu présenter ici des faits nouveaux qui éclairent cette

grave question. Nous soulignons ‘grave question’, car elle implique la pérennité de la succession

apostolique au sein de l’Eglise latine, et même, à terme, au sein des Eglises orientales.

Les faits exposés ici, corroborent les autres faits déjà révélés par les tome I et II de l’étude.

Depuis les années 1910, et au cours des quelques décennies suivantes qui précédèrent la réforme

conciliaire de 1968, une équipe de bénédictins crut, sur la base des recherches paléographiques de

l’époque, être scientifiquement établie l’existence d’une Tradition Apostolique archaïque qui aurait été à

la fois Romaine et commune aux patriarcats d’Antioche et d’Alexandrie. Longtemps défendue par le

Bénédictin Dom Bernard Botte, l’un des principaux réformateurs de la liturgie conciliaire, cette prétention

est aujourd’hui définitivement démontrée fausse par les travaux des plus grands spécialiste internationaux

de la question (tels entre beaucoup d’autres, par exemple, les travaux de Jean Magne dès 19752

).

La nouvelle dénomination de « Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome » par le Professeur luthérien

allemand Eduard Schwartz3

en 1910, puis par le Bénédictin anglican Dom Richard Hugh Connolly4

en

1916, de ce qu’il était jusqu’alors convenu d’appeler les « Constitutions de l’Eglise Egyptienne », a

ouvert en effet la voie à un long processus qui allait ainsi aboutir à fonder sur du sable, à partir de sources

paléographiques pour le moins fragiles, hasardeuses et controversées, voire réfutées, les nouveaux rites

liturgiques conciliaires, et en particulier la nouvelle prière de consécration épiscopale de Pontificalis

Romani du 18 juin 1968.

C’est à partir des écrits de ces réformateurs eux-mêmes (Bugnini, Dom Botte, Lécuyer, Montini), que

nous exposons leurs arguments, lesquels peuvent être résumés par les deux assertions suivantes :

- la prière de consécration épiscopale du nouveau rite et sa forme essentielle sont dérivées de la

« Tradition Apostolique » attribuée à Hippolyte de Rome, « reconstituée » par Dom Botte lui- même5

,

- il existerait un « accord foncier » de la nouvelle forme essentielle de cette consécration épiscopale

conciliaire avec des rites orientaux sacramentellement valides « toujours en usage ».

Ces arguments prétendent fonder l’intention publiquement proclamée des réformateurs: inscrire dans la

liturgie du sacre des évêques catholiques romains le dessein œcuménique du concile Vatican II en vue de

réunifier les Eglises chrétiennes.

1 Notitiae de Pontificalis Romani, 18 juin 1968

2

Tradition apostolique sur les charismes et Diataxeis des Saints Apôtres, Identification des documents et Analyse du rituel des

ordinations, Jean Magne, Thèse de Doctorat, Ecole Pratique des Hautes Etudes, 1975

3 Ueber die pseudoapostolischen Kirchenordnungen, Eduard Schwartz, Strassburg 1910 (Schriften der wissenschaftlichen

Gesellschaft in Strassburg 6).

4

The So-Called Egyptian Church Order and Derived Documents, Dom Richard Hugh Connolly, Cambridge 1916 (Texts and

Studies VIII, 4), XIV

5

La Tradition apostolique de saint Hippolyte. Essai de reconstitution par Dom Bernard Botte, o.s.b., Münster Westfalen 1963,

XLV — 112 p. (Liturgiewissenschaftliche Quellen und Forschungen, Heft 39)